Projet d’assainissement de Liège Trilogiport

28 juin 2012

Le projet d’assainissement du TRILOGIPORT, réalisé par l'expert agréé en gestion des sols pollués ECOREM, a été introduit le 21 mars 2012 par la Direction des Voies Hydrauliques de Liège (Service Public de Wallonie - DGO2) sur base volontaire dans le cadre des dispositions de l’article 92Bis du décret du 5 décembre 2008 relatif à la gestion des sols.

Le 16 mai 2012 après un premier examen du dossier, le Département du Sol et des Déchets (SPW – DGO3) a sollicité quelques compléments techniques et administratifs. La consultation publique est programmée du 28 juin 2012 au 13 juillet 2012 (Oupeye et Visé).

Dans le cadre de l’instruction, le dossier sera également transmis aux différents acteurs en relation avec le projet (ISSeP, SPAQuE, DGO4, Département de l’Environnement et de l’Eau, etc.). Toutes les remarques et recommandations sur le projet seront ensuite analysées et exploitées.

En résumé, ce projet dresse un état des lieux du terrain, caractérise les différentes pollutions du sol et des eaux souterraines, évalue leurs impacts et propose des mesures d'assainissement et de gestion des pollutions.

Plus spécifiquement, l'étude souligne l’incidence des remblais qui ont servi à combler les anciennes gravières et de ceux déposés sur les zones situées le long du canal Albert.

Les investigations du terrain menées par ECOREM ont mis en évidence :

ñ  les pollutions en métaux lourds et HAP typiques des remblais - Ces pollutions sont situées dans les parties saturées et insaturées du sol ainsi que localement dans les eaux souterraines ;

ñ  plus ponctuellement, des pollutions en dichlorométhane, huiles minérales (essentiellement les fractions lourdes C21-C35) et naphtalène constituants des taches ou « spot » de pollution.

Le projet évalue également les risques sanitaires et environnementaux ce qui permet de mieux juger des dangers potentiels présentés par les pollutions mises en évidence. Dans son principe, l’étude des risques sanitaires et environnementaux est basée sur la présence d’une source de pollution, d’un mode de transfert et d’une cible environnementale ou humaine.

La première partie concerne donc les risques environnementaux. Sur base d’une analyse des caractéristiques environnementales du terrain, l’étude d’ECOREM conclut en l'absence de menace grave sur les eaux de surface, les ressources en eaux souterraines et les zones naturelles situées à proximité du site.

La seconde partie de l’évaluation modélise les risques sanitaires proprement dits. Les simulations effectuées à l’aide du logiciel « Vlier Humaan » reposent sur une approche de type «worst-case» (évaluation des risques « santé humaine » sur bases des situations les plus défavorables afin de se placer du coté de la sécurité). C’est pourquoi, en termes de données introduites dans le modèle, seules sont prises en considération les concentrations les plus élevées des polluants rencontrés (concentrations maximales mesurées sur le terrain ; généralisées à l'entièreté du massif de remblais et prises en compte de ces teneurs maximales dès la surface). En termes de résultats, la méthode compare la quantité de contaminant absorbée par l’être humain via différentes voies d’exposition avec des valeurs de référence « santé humaine » du modèle. En sus, le calcul permet d’identifier et de quantifier les voies d’exposition principales et, partant, de dégager les moyens d’assainissement et de prévention.


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